« Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! »
1 Corinthiens 15.27
V pour Victoire
On est à l’époque du IIIᵉ Reich. Hitler ordonne le Blitz (septembre 1940 – mai 1941), une campagne de bombardements intensifs contre la Grande-Bretagne, visant particulièrement Londres. De nombreux bâtiments emblématiques de la ville sont détruits ou gravement endommagés, et l’on recense environ 29 000 morts parmi les Londoniens.
On aurait pu s’attendre à une population terrifiée et abattue, mais c’est tout le contraire qui se produit. Londres résiste avec une ténacité remarquable : environ 600 avions de chasse allemands sont abattus par la défense britannique. Un homme incarne cette résistance et joue un rôle clé dans cette ténacité face aux assauts ennemis : Sir Winston Churchill, l’homme au cigare.
Le saviez-vous ? C’est lui qui, en juillet 1941, popularise le célèbre geste des deux doigts levés (majeur et index), un symbole de victoire (V for Victory) devenu iconique bien au-delà de la Seconde Guerre mondiale. L’idée vient à l’origine de Victor de Laveleye, un ancien ministre belge exilé à Londres. En janvier 1941, il propose d’utiliser la lettre V, pour victoire en français et vrijheid (liberté en néerlandais), comme symbole de résistance contre l’occupation nazie.
Aujourd’hui, c’est notre monde qui croule sous les attaques d’un ennemi d’un genre particulier. « le monde entier est sous la puissance du malin. » (1 Jean 5.19 Louis Segond 1910). Ce Malin est aussi appelé l’adversaire, l’accusateur (le Satan en hébreu). « L’Éternel dit à Satan : D’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Éternel : De parcourir la terre et de m’y promener. » (Job 2.2). Dans ses allées et venues, cet être surnaturel, tel les avions de chasse sus évoqués, sème la mort, la dévastation et le chaos partout où il le peut. Il attise aussi bien les tensions internationales que les guerres tribales et les querelles personnelles. Il « ne vient que pour dérober, égorger et détruire » (Jean 10.10). Il vole aux hommes paix et vie. Il suffit de l’actualité pour constater la gravité des dégâts qu’il occasionne à l’échelle planétaire. Comme le dit le célèbre hymne de Martin Luther (XVIème siècle) « Une forte citadelle est notre Dieu » : « Car notre ancien ennemi cherche toujours à nous nuire ; son art et sa puissance sont grands. Et, armé de haine cruelle, il n’a d’égal sur terre. »
Cet ancien ennemi, c’est encore lui que la Bible appelle le tentateur (Matthieu 4.3) qui « séduit toute la terre entière » (Apocalypse 12.9). Car pour accomplir ses œuvres ténébreuses, il induit en tentation, séduit mais n’oblige pas, ne contraint pas lui-même. Les hommes sont donc coupables de succomber à ses attaques essentiellement pernicieuses et d’être ainsi des vecteurs du mal (le péché). Le commanditaire bien installé dans son quartier général n’a pas besoin de se salir les mains. Il incite les hommes à le faire pour lui. Eux de leur plein gré lui font allégeance. Ils se détruisent les uns les autres. Ils se dévorent entre eux (Galates 5.15). Nous apprenons de Romains 3.10-12 qu’aucun d’entre nous n’a su faire la différence. Nous avons tous servi la cause de l’adversaire. Nous avons fait et subi le mal dont il est le grand apologiste. Nous avons participé à la chute et à la destruction graduelle de notre monde. Des institutions comme le mariage, l’éducation sont gravement minées. Et le nombre de pertes en vie humaine, causées de main d’homme, et ce depuis les origines, est incalculable. C’est sans compter les vies détruites, les ressources gâchées, les réputations ternies.
Heureusement le monde a vu apparaître un homme d’un tout autre niveau. Déclaré Fils de Dieu, cet homme est le parfait et l’éternel symbole de la Résistance et de la Victoire sur la tyrannie du mal, sous toutes ses formes. Jésus « a paru pour détruire les œuvres des ténèbres » (1 Jean 3.8). Il « allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui. » (Actes 10.38). Bien évidemment ce n’était pas sans opposition. Au contraire, jamais elle n’avait été farouche de la part de l’ennemi qui a en vain déployé tout son arsenal. L’homme Jésus a résisté à tout : calomnies, tentations et persécutions. L’arme ultime contre lui a été de faire en sorte qu’il soit « livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamnèrent à mort et le livrèrent aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges et le crucifient », comme Il l’avait Lui-même annoncé (Matthieu 20.18-19). Sa victoire n’en a été que plus éclatante car « le troisième jour, Il ressuscitera ». Désormais, Il tient « les clés de la mort et du séjour des morts » (Apocalypse 1.18). Par Sa mort, il anéantit « celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hébreux 2.14) et Il leva une armée de salut, des âmes sauvées du péché, acquises désormais à la cause du bien, des résistants à l’Empire du mal, des hérauts de l’Évangile de paix, des réceptacles et canaux de l’amour de Dieu. En Lui et face au mal qui domine le monde, « nous sommes plus que vainqueurs » (Romains 8.37). Il est notre « V for Victory ». Ce geste réapproprié en Afrique francophone et ailleurs signifie « il n’y en a pas deux ». Il n’y en a pas deux comme Jésus.
Vois au-delà des montagnes du péché, par delà le gouffre de la déchéance humaine. Contemple et touche du doigt par la foi en Jésus-Christ, le grand V pour Victoire du Ciel.
Sois béni(e) abondamment !
Samedi, 15 mars 2025 — Freddy S.

