« Il trouva une mâchoire d’âne fraîche, il étendit sa main pour la prendre, et il en tua mille hommes. »
Juges 15.15
Léchi (II)
Bien que l’usage d’un ossement, une mâchoire d’âne en l’occurrence, soit discutable pour des raisons de pureté rituelle, qui ne sont pas sans importance dans la loi religieuse de l’époque (comparer le texte du jour et Juges 15.7-8), la victoire remportée par ce moyen sur la puissance militaire ennemie n’en est pas moins éclatante. Elle signifie, pour le peuple israélite dont Samson est le leader, un acte de grande délivrance. Cet acte nous fait penser à un autre, bien plus grandiose et accompli par un Héros infiniment plus grand : l’œuvre de salut de Jésus-Christ.
Samson s’est emparé d’une carcasse. Il a pris sur lui une souillure pour venir à bout de plusieurs. Jésus a pris sur Lui les souillures de plusieurs, les nôtres, pour anéantir la puissance du péché et des ténèbres. Il l’a fait avec grâce et sans violence. Lui, le Saint, a fait plus qu’entrer en contact avec les hommes souillés. Il a consenti à ce que leurs impuretés lui soient imputées. Lui, le Juge parfait, a accepté de se substituer à nous sur le banc des accusés et de se charger à la fois de nos fautes, de notre culpabilité et de l’ennemi de nos âmes. Il a ainsi accompli jusqu’à la fin la volonté de Dieu, son Père. « Celui qui n’a point connu le péché, il (Dieu) l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu » (2 Corinthiens 5.21).
Samson a clamé pour lui-même sa victoire : « Avec une mâchoire d’âne, un monceau, deux monceaux ; avec une mâchoire d’âne, j’ai tué mille hommes » (Juges 15.16). Jésus, en revanche, n’a pas eu le moindre sursaut de vanité. L’honneur de son Père et notre salut éternel étaient ses seules ambitions. « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et, ayant paru comme un simple homme, Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix » (Philippiens 2.5-8).
Samson a brisé et blessé mortellement ses ennemis à coups de mâchoire. Jésus, Lui, a été « blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités » (Ésaïe 53.5). Avant son affrontement, Samson avait été lié de cordes par ses frères pour être livré à l’ennemi. Mais « l’Esprit de l’Éternel le saisit. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme du lin brûlé par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains » (Juges 15.14). Jésus, Lui, a été trahi, abandonné des siens et livré à ceux qui le haïssaient. Toutefois, sans opposer la moindre résistance, Il s’est laissé enchaîner, battre et crucifier par ces derniers. Les langues impies disent que si Jésus est Dieu, alors il est un Dieu faible. Chose impensable ! Sans nier cette faiblesse, la Bible révèle : « La faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes » (1 Corinthiens 1.25). Par sa faiblesse même, Jésus a triomphé de nos vrais ennemis : le péché, le diable et la mort.
Jésus, le Champion de Dieu, veut être aussi le nôtre. Sans rival, Il mérite notre adoration, car seul son triomphe est éternel.
À suivre…
Sois béni(e) abondamment !
Mardi, 25 février 2025 — Freddy S.

