« Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort »

Proverbes 14:12

Telles sont les paroles prononcées dans une crise de colère par celui qu’on appelait le Führer. L’homme fort du IIIᵉ Reich allemand au 20ᵉ siècle, si craint dans le monde, vivait ses derniers jours, terré dans un bunker à Berlin pendant que les troupes soviétiques prenaient d’assaut la ville en ruines sous des bombardements ininterrompus. Il avait semé les camps de concentration, les chambres à gaz, le génocide juif, la guerre à l’échelle planétaire, en un mot la mort, pensant naïvement qu’il récolterait pour lui et son pays une gloire et une grandeur inégalées, l’agrandissement d’un espace vital, l’avènement d’une race supérieure et la domination du monde. C’était ce que la propagande faisait miroiter et il était le premier à en être dupe. Il y crut même, poussé dans ses derniers retranchements. De guerre lasse, il s’est donné la mort dans le désarroi et l’humiliation. Aujourd’hui, il est dépeint unanimement comme un homme ayant singulièrement incarné le mal.

Sans remettre en question ce fait, reconnaissons qu’il n’est pas le seul homme à s’être engagé dans une voie trompeusement prometteuse, à l’issue tragique. Non seulement l’histoire humaine est parsemée d’illustres personnages si fiers d’eux et de leurs idéologies qu’ils n’ont pas anticipé leur chute vertigineuse, mais encore, nous avons tous naturellement une si haute opinion de nous, de notre mode de pensée et de nos capacités, que nous n’imaginons pas que cette assurance mal placée pourrait tourner à notre désavantage. Certes, nous ne nourrissons pas tous des desseins d’une grande magnitude visant à transformer le destin d’une nation. Nous ne cherchons pas tous à conquérir le monde par tous les moyens. Mais, dans une insouciance coupable, nous planifions nos journées et les grands moments de nos vies sans tenir compte de Celui qui a tout créé. Nous disons : « Aujourd’hui ou demain, nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons ! » (Jacques 4.13).

Nous nous glorifions d’un avenir qui pourrait se révéler désastreux. « Et le monde passe, et sa convoitise aussi » (1 Jean 2.17). Après quoi courons-nous ? De quel profit cela sera-t-il en fin de compte ? Que laisserons-nous ? Qu’emporterons-nous ? Ces questions ne devraient pas seulement interpeller des hommes haut placés dans la société, ayant influencé l’histoire pour le pire. Elles nous concernent tous. Nous courons tous le risque de nous écrier en fin de parcours : « Tout est perdu, c’est la fin ». La Bible nous parle d’une fin plus tragique que la chute d’un empire ou la mort physique. « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27). Oui, nous aurons à comparaître devant Dieu, qui nous appelle pendant qu’il est encore temps, à avoir l’humilité d’un cœur qui se repent d’avoir envisagé la vie et le futur dans une indépendance coupable envers Lui. Il nous fait un don précieux qui survit à l’infortune et à la mort. Ce don, c’est celui de Son Fils, qui a dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11.25-26).

Sois béni(e) abondamment !

Vendredi, 21 février 2025 — Freddy S.

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