« Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après. »

Marc 8.31

Qu’il s’agisse des peintures « La Transfiguration » (1516-1520) de Raphaël et « Ecce Homo » (1605) de Caravage, du film « La Passion du Christ » (2004) de Mel Gibson, de la série « The Chosen » dès 2019, de la statue « Le Christ Rédempteur » (1931) à Rio de Janeiro, des vitraux de la Sainte-Chapelle à Paris, ces représentations de Jésus, qui comptent parmi les plus célèbres et les plus attractives, le dépeignent chacune sous une couture, une perspective, un angle différent. Cette différence n’est pas l’apanage de l’homme de l’art. Il y a autant de représentations qu’il y a d’esprits humains pour en faire.

Selon le pasteur Paul Harisson, derrière chacune d’elles se cache une tendance à une projection. Elles reflètent ce que nous cherchons en Jésus, ce que nous voulons trouver en Lui. On a ainsi droit à un Jésus révolutionnaire, un Jésus thérapeute, un Jésus cool, un Jésus philosophe, un Jésus hilare ou à l’air toujours grave.

« Seigneur, comment se fait-il que tu vas te manifester à nous et non pas au monde ? » (Jean 14.22). « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24.3). Ces questions posées à Jésus par ses disciples indiquent que, comme tous les Juifs de leur époque, ils s’attendaient à voir un Messie triomphant qui les libérerait du joug de l’Empire romain et instaurerait son règne universel. Comme eux, nous percevons parfois Jésus comme la recette miracle, la solution à tous nos problèmes, le dieu censé exaucer nos prières, la carte magnétique dans le distributeur de nos vœux. Mais qui, mieux que Jésus, peut parler de Lui ? Qui, mieux que Lui, peut donner une juste et parfaite représentation de qui Il est ?

« Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis » (Jean 13.13). Jésus souligne un élément clé de son identité : Il est le Seigneur. En tant que tel, Il n’entre dans aucune de nos projections. Il surpassera toujours toutes les représentations que les hommes peuvent se faire de Lui. Avec les Juifs, nous n’aurions jamais imaginé « qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît …, qu’il fût rejeté …, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après » (Marc 8.31). Ce n’était pas l’image que nous nous serions faite du Sauveur, mais c’était celle de Dieu, dont Il était l’Envoyé. C’est précisément pour cette raison qu’« avec certitude … Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus … crucifié » (Actes 2.26).

Il n’est pas le Seigneur et le Sauveur à notre image. Il est le Seigneur et le Sauveur à l’image de Qui nous devrions être. Le missionnaire Paul D. Washer a dit : « Jésus est tout ce que nous avons, pas juste ce dont on a besoin. » Il est plus grand que ce que l’on peut imaginer et concevoir à son sujet, plus grand que ce que nous aimerions voir et trouver en Lui. Cette certitude suffit à notre foi.

« Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jean 20.30-31).

Sois béni(e) abondamment !

Mardi, 11 février 2025 — Freddy S.

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