« Alors Jésus leur dit : « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : ‘Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.’ »
Matthieu 26.31
Un paiement anticipé (II)
À la question de savoir si nous aimons Dieu, bon nombre d’entre nous, forts d’une culture religieuse, préfèrent répondre par l’affirmative. Penser le contraire incommoderait. Jésus, dans sa parabole dite du semeur, fit le récit suivant : « Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence … tomba dans un endroit pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre ; elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond ; mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. » (Matthieu 13.4-6). Il illustrait ainsi : « Celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais … n’a pas de racines en lui-même, … manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, … y trouve une occasion de chute. » (Matthieu 13.20-21).
La véracité de cette parabole sera démontrée par la débâcle des disciples de Jésus lorsqu’il se fera arrêter et frapper à mort. « Alors tous les disciples l’abandonnèrent et prirent la fuite. » (Matthieu 26.56). Sommes-nous pour autant en droit de les blâmer ? Pouvons-nous, à la lumière de leur mésaventure, affirmer sans l’ombre d’un doute que nous aurions agi différemment par amour ? Considérons les nombreuses fois où, sans même aucun danger pour nos vies, nous avons fait des compromis avec le mal, nous avons essayé de diluer le commandement de Dieu pour nous donner bonne conscience, nous avons fui notre responsabilité morale et nous nous sommes réfugiés derrière des excuses du type : « Tout le monde le fait », « Dieu comprendra, Lui-même sait », « Je n’avais pas le choix. ». Nous avons fait le choix de la complaisance pour notre confort plutôt que le choix de l’intégrité par fidélité à Dieu.
Heureusement pour nous, Dieu n’est ni surpris, ni désabusé comme un homme qui a placé ses espoirs en un autre. Il sait parfaitement à quoi s’attendre avec nous. Pourtant, loin de nous rejeter, il nous veut parmi ses disciples. Pourquoi ? Il a payé le prix même de notre lâcheté et de nos manquements. Il l’a fait d’avance et entièrement. Dieu a accepté et confirmé le paiement. Aussi a-t-il ressuscité d’entre les morts notre Rédempteur.
Enfin, Jésus n’a pas seulement réglé nos dettes morales envers Dieu par son sacrifice. À travers celui-ci, sa victoire sur notre péché et sur l’empire du mal, ainsi que la puissance de sa résurrection et l’œuvre de son Esprit dans le cœur et l’esprit humain, Il transforme ces derniers et fait de nous des hommes et des femmes repentants, dévoués à sa cause, fidèles à Lui, intrépides et sereins face aux difficultés et épreuves de la foi. « Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage : moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33). On le voit déjà dans la suite des aventures des premiers disciples, telles que relatées dans les Actes des Apôtres. On peut aussi le voir dans nos vies.
Il nous connaît. Il avait tout prévu. Tout a été payé. À nous d’y croire et de recevoir pour notre compte personnel le paiement anticipé de notre rançon et les bénéfices qui en découlent.
Sois béni(e) abondamment !
Mercredi, 22 janvier 2025 — Freddy S.

