Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. »
Matthieu 2.1-2
Aux grandes causes des grands moyens
Quel récit que celui de la Nativité ! Et pourtant, nous en négligeons certains détails et nous escamotons la lecture de livres entiers comme celui des prophètes, qui ont annoncé, décrit, instruit et organisé des événements directement ou indirectement liés à la venue du Sauveur dans le monde.
Prenons par exemple Jérémie 29.4-7. Dans ce passage, on y apprend que le peuple juif, châtié par Dieu pour ses péchés, avait été emmené captif à Babylone. Contrairement à leurs attentes, les captifs devaient y être exilés encore pendant un bon bout de temps. Il leur a même été commandé par Dieu de s’installer, de prospérer et de prier pour la paix et la prospérité de Babylone.
Rien n’était plus éloigné de l’espoir de voir s’accomplir les promesses de retour en Israël, de restauration spirituelle, d’une nouvelle alliance, d’une alliance éternelle et d’un Roi messianique, du roi juste (Jérémie 30.3 ; 31.31-34 ; 23.5-6 ; 32.37-41). Pourtant, Dieu avait tout planifié.
Non seulement le peuple s’était bien implanté en exil, mais il avait également survécu à la transition entre les empires babylonien et perse. Il avait prospéré malgré les tribulations qui menaçaient son existence. « Les Juifs se rassemblèrent dans leurs villes, dans toutes les provinces du roi Assuérus, pour étendre la main sur ceux qui cherchaient leur perte. Personne ne put leur résister, car la terreur qu’ils inspiraient s’était emparée de tous les peuples » (Esther 9.2). Cette situation a probablement incité les peuples païens à s’intéresser à l’histoire et aux prophéties des Juifs. Des échanges intellectuels et spirituels ont pu se nouer, permettant à des étrangers d’accéder aux Écritures prophétiques.
Comment comprendre autrement que les mages étrangers au peuple élu en aient su et fait autant pour aller à la découverte du « Roi des Juifs qui vient de naître » ? « Je le vois, mais ce n’est pas pour maintenant ; je le contemple, mais ce n’est pas pour bientôt. Un astre sort de Jacob, un sceptre s’élève d’Israël ; il perce les flancs de Moab, il abat tous les enfants de Seth » (Nombres 24.17). Nous pouvons nous imaginer que de telles paroles rapportées, ou même celles du patriarche Jacob dans Genèse 49.10, aient été l’objet d’une brillante et méticuleuse étude.
Dieu avait ordonné cet ordre de choses. L’établissement du peuple d’Israël en exil, son développement, ses interactions avec les nations païennes à ce moment-là entraient parfaitement dans le plan messianique de Dieu. Le Messie viendrait, et les premiers à confirmer la plus grande nouvelle de l’histoire seraient ces astrologues et astronomes venus de loin pour célébrer avec faste la naissance de notre Sauveur.
Dieu n’a ménagé aucun effort pour honorer son Fils entrant dans le monde. Des prophéties millénaires, des étoiles dans le ciel, et même des mages étrangers ont été mobilisés pour proclamer la naissance du Sauveur. À notre tour, ne ménageons aucun effort pour adorer le Roi divin qui s’est incarné pour nous visiter et nous sauver.
Sois béni(e) abondamment !
Vendredi, 03 janvier 2025 — Freddy S.

